dimanche 19 avril 2020

En arrivant au Viala par Saint-Jean du Bruel

En arrivant au pied de la Roque, il suffit de lever les yeux pour découvrir la perspective alignée de l'ancien Martinet, du château du Viala, et tout en haut le rocher de la Barthe où baillent quelques corneilles.

Arbres au bord de la route

Une petite cabane de pierres non loin de la route, deux arbres qui semblent se tendre les branches, le spectacle est là, inchangé, depuis ... si longtemps. Le jeu du confinement est aussi de prendre le temps et de s'arrêter en chemin aux plus petites choses qui patiemment attendaient que vienne leur tour. Il n'y a pas de beau sujet d'art ...
En amorce, l'arbre qui borde la route, élagué, amputé, tend ses moignons d'un côté et s'échappe démesurément côté campagne. Transparences du feuillage et mouvement des branches.

Le vieux prunier en fleurs

Le vieux prunier du jardin, plus que centenaire, perd une à une toutes ses branches.
Indifférent à son pied éclaté que le lierre envahit, il dresse fièrement son dernier greffon chargé de fleurs et de fins bourgeons qui annoncent les premières feuilles.

Ici aucun arrière-plan, seul un ciel d'avril où de légers nuages se confondent avec les fleurs et un vieux tronc chargé d'histoires.
Jean Giono disait de Panturle qu'il était un arbre. Le vieux prunier chenu semble avoir histoire humaine.

En arrivant au Viala par le chemin de Bondon

Dans le petit rayon autour de chez moi, nul besoin d'aller bien loin. Vue du coin de mon portail, la vieille chapelle ouvre sur un cerisier qui est ici déjà en fleurs ... Anticipation, fiction, impatience de couleurs ?
La nature qui s'éveille, les couleurs nouvelles qui montent aux arbres, le chant des oiseaux plus distinct, nous passions trop souvent sans nous y arrêter.
Ces jours limités nous mettent en état de disponibilité. On ne fait jamais deux fois la même promenade.

En arrivant au Viala

Puisque nous voici confinés et autorisés à des sorties de 1 km autour de chez soi, relevons le défi d'y découvrir du nouveau, explorons ce rayon.

En tournant autour de mon Viala, qui est mon petit Liré, une entrée du hameau, avec en arrière-plan l'amorce du château et tout au fond la minuscule tache blanche de la Sentinelle.

Après-midi instable, sous un ciel chargé le soleil tombe un instant sur le hameau, couleurs chaudes, couleurs froides. 
Les premiers jours d'avril hésitent encore à plonger vers l'été.
Un moulin qui passerait presque inaperçu, dans la vallée de la Dourbie, entre Nant et les Moulinets. Le moulin Tardi, dressé entre rivière et rochers sur la rive droite de la rivière.

A propos d'Algues

Retour aux couleurs avec une promenade au château d'Algues, premiers repérages pour une série sur un lieu de notre patrimoine historique qui fut un jour détruit sur ordre royal.